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Evict the System, Not the People!
Statement of the YCL-LJC CEC, November 2011

The Young Communist League condemns the anti-democratic and illegal evictions (and attempted evictions) of the Occupy movement in Halifax, London, Victoria, Regina, Saskatoon, Whitehorse, Quebec city as well as Vancouver, Toronto and Montreal, and elsewhere across Canada. In many cities the police attacks or threats against the occupiers have been pushed back by the largest showings of community mobilization since the demos began!
Across Canada, youth and students have been coming together behind the slogans “Occupy Everywhere” and “We are the 99%.” Occupy camps have been set up all around the world, with an extraordinary 300+ occupations in the USA and all major cities in Canada being occupied.
Youth should take heart in the fact that, despite increasingly cold, freezing, wet and snowy weather (as well as internal challenges) the occupations in Canada increased both in numbers and popular support. In many places they have been joined by representatives of the trade unions and striking workers, and have received official solidarity from a broad range of labour and people’s forces. The 99% have set up kitchens, meeting spaces, libraries and literally hundreds of tents, with a general sense of organization.
This is both a conscious and deliberate action, and a liberating act of resistance. The destruction of the camps therefore has nothing to do with “safety” or the “health and welfare of the protesters” or to avoid “violence.” In fact, the enforcement of municipal by-laws or trespass notices is unconstitutional because these actions violate our fundament rights and freedoms. We have a fundamental right to assemble in public spaces, organize forms of collective resistance and speak out for real change and reforms, as well as revolutionary social transformation.
Young people are completely justified in asking where are our Charter Rights and Freedoms? and again being outraged as the occupations face trickery, unilateral action, harsh treatment, and often violent repression by municipal, federal and provincial police – the tools of the state of the 1%.
Youth and students should continue to have courage now, taking confidence in the reality that the issues the occupiers are raising will not go away by destroying the encampments or jailing the occupiers.
The massive inequality and social injustice we face today, massive environmental problems etc., occur in the framework of an ongoing and severe crisis of capitalism. We are not in a “long recession,” a “slow or jobless recovery,” nor is there just an isolated “Euro-zone debt problem.” We cannot “hunker-down” and wait for the storm to pass – the only way forward is struggle.
Occupy is another sign that more and more people, especially youth, are saying “Enough is Enough.” The YCL-LJC Canada joins these voices and calls-out that our anger must be just the start of organized resistance behind the demand of people’s needs, not corporate greed. To this end the YCL-LJC continues to advocate for a Charter of Youth Rights and fully supports the Occupy movement.
As we have said, the corporate drive for maximum profits is responsible for destroying our planet, and for the escalating attacks against workers, Aboriginal peoples, racialized communities, women, youth, seniors, and other sections of the people. Ultimately, stronger collective resistance against this deadly enemy can open the door to a process of genuine democratic social change, leading towards a socialist future!
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Déclaration du CEC de la YCL-LJC, Novembre 2011
La Ligue de la jeunesse communiste (YCL-LJC) condamne les expulsions (et les tentatives d’expulsions) anti-démocratiques et illégales du mouvement «Occupy» à Halifax, Londres, Victoria, Regina, Saskatoon, Whitehorse, Québec, Vancouver, Toronto, Montréal, et ailleurs au Canada. Dans de nombreuses villes, les attaques ou les menaces de la police contre les occupations ont été repoussées par la mobilisation de la communauté la plus importante depuis le début du mouvement!
Partout au Canada, les jeunes et les étudiants et les étudiantes se regroupent derrière les slogans «Occupons Partout» et «Nous sommes les 99%». Des camps d’occupation se sont installés à travers le monde, avec plus de 300 camps aux États-Unis et avec toutes les grandes villes du Canada étant occupées.
Les jeunes devraient se réjouir du fait que, malgré le froid grandissant, le gel, la pluie et la neige (ainsi que les défis internes), les occupations au Canada ont augmenté en nombre et en soutien populaire. À de nombreux endroits, elles ont été rejointes par des syndicalistes et des travailleurs et travailleuses en grève, et ont reçu officiellement des messages de solidarité des groupes ouvriers, de la population et des groupes populaires. Les 99% ont installé leurs cuisines, leurs espaces de réunion, leurs bibliothèques et leurs centaines de tentes dans un esprit d’organisation démocratique.
L’occupation de l’espace public est à la fois une action consciente et délibérée et un acte de résistance libérateur. La destruction des camps n'a donc rien à voir avec la «Sécurité» ou la «santé et le bien-être des manifestants» ou pour éviter la «Violence». En fait, l'application de règlements municipaux pour contrer l’expression populaire est inconstitutionnelle parce que cela violent fondamentalement nos droits et libertés. Nous avons le droit de nous assembler dans les espaces publiques, d'organiser des formes de résistance collective et de revendiquer de vrais changements, des réformes, et la transformation sociale révolutionnaire.
Les jeunes ont tout à fait raison de se demander où sont passé nos droits supposés être garantit par la Charte des droits et libertés? Encore plus d'être indigné du fait que les camps fassent face à des décisions unilatérales, à de mauvais traitements et à de la répression violente par les autorités policières - les outils de l'état au service du 1%.
Les jeunes et les étudiants et étudiantes doivent continuer à avoir du courage et de l’espoir car les questions soulevées par les occupations ne disparaitrons pas avec la destruction des campements ou l’emprisonnement des militants et militantes comme l’espères les autorités.
Les inégalités et l'injustice, les problèmes environnementaux et les autres problématiques sociales que nous connaissons aujourd'hui se produisent dans le contexte de la crise du capitalisme. Nous ne sommes pas dans une «longue récession», ou une «lente reprise sans emploi », ni dans le simple cas isolé du «problème de la dette de la zone euro ». C’est la crise du système en entier. Nous ne pouvons pas courber l'échine et attendre que la tempête passe - la seule façon de nous en sortir est par la lutte.
Le mouvement Occupy est un autre signe qui montre que les gens, surtout les jeunes, disent «assez c'est assez !» La YCL-LJC du Canada joint sa voix aux appels affirmant que notre colère n’est que le début d'une résistance organisée pour les besoins des gens, et non pas l'avidité des entreprises. Dans ce sens, la YCL-LJC continue à mobiliser pour une charte des droits de la jeunesse et soutient entièrement le mouvement d’occupation.
Comme nous le répétons, la course infini pour le profit des entreprises est responsable de la destruction de notre planète et des attaques croissantes contre les travailleurs et les travailleuses, les peuples autochtones, les communautés racisées, les femmes, les jeunes, les personnes âgées, et d'autres sections de la population. En fin de compte, plus forte sera la résistance collective contre cet ennemi mortel qu’est la bourgeoisie, plus nous ouvrions la porte à une véritable démocratie et au changement social, nous menant vers le socialisme !
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